Traditionnelle 1

Claude PRECHEUR

LA CHARPENTE TRADITIONNELLE

La charpente traditionnelle réalisée et façonnée en entreprise, pour ensuite être mise en œuvre avec pannes et chevrons.La qualité et l’aspect des bois doivent correspondre aux normes par rapport à leur emploi. Ils seront brut de sciage pour les bois non apparents et faces rabotées pour les pièces apparentes. Ils seront traités en classe 2 suivant la norme NFV 50100 en particulier contre les termites et suivant le label CTB. Le produit utilisé devra être légèrement teinté et permettra le passage de lasure sur les faces apparentes. Les sections seront déterminées suivant les règles de conception et de calcul. La charpente devra être auto stable par la mise en oeuvre de tout dispositifs, horizontaux et transversaux sur l’ensemble de la structure.

LA CHARPENTE TRADITIONNELLE

La charpente traditionnelle réalisée et façonnée en entreprise, pour ensuite être mise en œuvre avec pannes et chevrons.La qualité et l’aspect des bois doivent correspondre aux normes par rapport à leur emploi. Ils seront brut de sciage pour les bois non apparents et faces rabotées pour les pièces apparentes. Ils seront traités en classe 2 suivant la norme NFV 50100 en particulier contre les termites et suivant le label CTB. Le produit utilisé devra être légèrement teinté et permettra le passage de lasure sur les faces apparentes. Les sections seront déterminées suivant les règles de conception et de calcul. La charpente devra être auto stable par la mise en oeuvre de tout dispositifs, horizontaux et transversaux sur l’ensemble de la structure.

FERMES ET PANNES

Principes
La charpente dite traditionnelle est constituée de fermes, de pannes et de chevrons. Une ferme est composée par l’assemblage de plusieurs pièces de bois massif. Les arbalétriers, l’entrait et le poinçon forment le réseau principal tandis que les contre-fiches, les jambes de force, les diagonales et les potelets forment le réseau secondaire d’une ferme. Les assemblages des parties constitutives de la ferme se font par embrèvement, par boulon ou par clouage. Chaque ferme reporte une charge concentrée importante sur les infrastructures qu’il est nécessaire de prévoir. La ferme traditionnelle est une solution appréciable lorsque la charpente comporte d’importantes pénétrations (cheminées, cages d’escalier au niveau du plancher, lucarnes) ou des raccords (noues, arêtiers...). Du fait de l’utilisation de fortes sections, la ferme offre une bonne tenue au feu. Elle peut donc s’exposer et participer à la qualification de l’espace. On cherche à écarter les fermes au maximum sans le faire au détriment des pannes et des solives (en cas de plancher) qu’elles supportent. La ferme traditionnelle étant placée dans un plan vertical, elle doit être contreventée lors de sa mise en œuvre. On utilise pour cela des liens disposés dans le plan du faîtage.

CONSTITUTION

La charpente traditionnelle est constituée de chevrons, de pannes et de fermes (toutes ces pièces sont en bois). Un chevron répartit le poids de la toiture sur les pannes. Il est disposé dans le sens de la pente avec un entraxe (distance d’axe en axe) de 50 à 60 cm maximum, suivant le type de couverture. La section classique est de 8 à 11 cm. Les pannes sont les éléments de liaison entre les fermes. C’est par elles que transitent les charges des chevrons vers les fermes. Entraxe : 1,00 à 1,50 m, section de 8 à 22 à 10 à 25 cm. La ferme constitue l’élément essentiel d’un comble. C’est elle qui transmet le poids général de la couverture aux porteurs verticaux (murs, poteaux...). En ce qui concerne la charpente industrielle, son principe consiste à transmettre les charges aux murs porteurs par l’intermédiaire des fermes (qui sont d’ailleurs, dans ce cas, très allégées, et appelées fermettes), disposées tous les 60 cm environ suivant le plan. Les fermettes peuvent être considérées comme des chevrons renforcés par triangulation.Sa portée varie de 5 à 35 m.

SELECTION DES BOIS UTILISÉS.

UTILISATION DES BOIS MASSIF.

Le bois de construction doit avoir une humidité < à 15% les longueurs du commerce varient de 30 cm en 30 cm pour le sapin du nord à partir de 3,00 mètres.

DésignationUtilisationSections courantes en mm
Madrier > 3,00m de portée Pannes solives, arêtier, arbalétrier 80 X 205 ou 230
Madrier > 3,00m de portée Pannes solives 65 X 205 ou 180 ou 165
Poteau Poinçon 150 X 150 ou 200 X 200
Chevron Sur panne 65 X 80 ou 52 X 50
Liteau Support tuile 27 X 40 ou 30 X 30
Latte Support ardoise 15 X 40
volige - épais 12,15,18 larg de 150 à 300
Solivette Support de plafond 27 ou 32 X 155

Qualité
Les fermes et les pannes sont le plus souvent fabriquées à partir des résineux suivants : épicéa, sapin, douglas, pin maritime, pin sylvestre. Leur forte épaisseur n’oblige pas à utiliser des bois présentant de très grandes caractéristiques mécaniques sauf pour les très grandes portées. Lorsqu’ils sont cachés, les bois n’offrent pas de contraintes visuelles. Par contre les charpentes apparentes doivent faire l’objet d’un plus grand soin d’aspect (Classement structure : C18 ou C22 - Classement d’aspect : choix 2).
Humidité
Mis en œuvre dans une ambiance non chauffée, les bois doivent avoir un taux d’humidité voisin de 15% sans excéder 22%. Si les fermes doivent être apparentes dans un local chauffé, le taux d’humidité ne devra pas dépasser 12%.
Risques biologiques
Abritées et ventilées, les fermes ne présentent pas d’autres risques biologiques que ceux qui sont liés aux insectes. Les bois doivent présenter une durabilité naturelle ou conférée correspondant à la classe de risque 2, le transport, le stockage ou le chantier pouvant présenter un risque d’humidification.
Attention  :
Les pannes mises en œuvre avec une sous-toiture mal ventilée peuvent être exposées à des risques de condensation (classe de risque biologique 3) ;
les bois noyés en maçonnerie et destinés à recevoir les fixations de fermes ou les extrémités d’entraits encastrées dans des murs maçonnés sont beaucoup plus sujets à dégradation. Le choix de l’essence ou du traitement doit correspondre à la classe de risque biologique 4 si les dispositions constructives ne suffisent pas à éviter une humidité trop importante.