Les planchers

Claude PRECHEUR

Les planchers

Les planchers, pour assurer le contreventement horizontal, doivent être « rigides » (c’est-àdire « indéformables ») et solidement liés aux éléments porteurs (poutres entre les porteurs ou chaînages des murs), de façon a impliquer une déformation homogène à tous les éléments de contreventement vertical (ce qui implique que ceux-ci soient bien implantés et de raideurs homogènes).

Les différents types de planchers et toitures « plaques » ne constituent un « diaphragme rigide » que dans le respect de certaines dispositions constructives qui assurent une résistance satisfaisante :
- Rigidité effective dans leur plan.
- Solidarisation impérative avec les chaînages périphériques et poutres qui assurent la liaison avec les palées de stabilité (ancrages satisfaisants pour éviter l’arrachement).
- Renforcement des bords des trémies par des cadres armés, les dimensions des trémies doivent être limitées (sinon, dispositions compensatrices).
- Si la « plaque » est constituée de plusieurs couches (pré-dalle et dalle ou poutrelles et entrevous et dalle), liaisons entre les couches par des coutures assurant un comportement dynamique homogène sans dislocation.

Les planchers métalliques ou en bois posés sur des murs en béton ou en maçonnerie de petits éléments doivent être mécaniquement liés à leurs supports.
Pour les planchers béton, partez pour principe que toutes ces armatures doivent être prolongées dans les chaînages où elles sont ancrées avec majoration de 30 % de leur longueur d’ancrage déterminée en situation non sismique. Dans les cas courants, cette prescription conduit a placer 1 HA 10 au-dessus de chaque poutrelle de longueur 1,50 m centrée sur l’appui.

La continuité du treillis soudé en partie courante ou sur appui intermédiaire est obtenue soit par des recouvrements de barres dont la longueur d’ancrage est majorée de 30 %, soit par recouvrement de quatre soudures de treillis soudé,


Les armatures des poutrelles doivent être ancrées dans les chaînages en majorant de 30% les longueurs d »ancrage déterminées en situation non sismique.
À défaut, on doit disposer à l’extrémité de chaque poutrelle une épingle à plat, dont la boucle est approchée le plus possible du parement extérieur du chaînage, située à la mi-hauteur du chaînage, dont les branches sont longues d’au moins 50 cm, constituée d’acier HA de classe Fe E 500 et de diamètre :
- 6 mm en zones la et lb de séismicité ;
- 8 mm en zone Il de séismicité.




balcons
Le bâtiment ne doit pas comporter d’équipements lourds de plus de 1 t au total, tels que réservoirs d’eau, à l’étage, dans le comble, ou en terrasse.
Le bâtiment ne doit pas comporter de plancher en porte-à-faux, ni balcons d’une portée supérieure à 1,50 m. Les éléments en bout du porte-à-faux (garde-corps, jardinière, etc.) ne doivent pas avoir une masse supérieure à 200 kg par mètre linéaire.

cheminées
Les souches de cheminées doivent être implantées à moins de 1 m du faîtage et ne pas le dépasser de plus de 0.50 m. ou doivent être adossées à un mur.

Dans les autres cas, la stabilité de ces souches doit être assurée, par exemple par des dispositions telles qu’un haubanage, des tiges liées au gros oeuvre, ...

Cloisons
Les cloisons de distribution d’épaisseur jusqu’à 10 cm
Elles doivent respecter les dispositions suivantes :

  • Pas de bord libre
  • Jonction impérative à d’autres murs, cloisons ou potelets (béton armé, métal ou bois) de pleine hauteur
  • Si cloison de pleine hauteur, elles doivent être solidaires des planchers pour éviter leur déversement
  • Si hauteur partielle, encadrements liés au gros oeuvre
  • Harpage des cloisons perpendiculaires
  • S < 14 m2, H et L < 5m, d < 100 e

Encadrement des baies (BA, métal, bois)
Les cloisons de distribution d’épaisseur supérieure à 10 cm
Elles doivent respecter les dispositions suivantes : idem cloisons précédentes et :

  • Chaînages en béton armé en métal ou en bois des panneaux
  • S < 20 m², H et L < 5 m, d < 50 e
  • Encadrement des baies de type G (BA, métal, bois) relié à la structure.
  • Vérification de leur participation au comportement dynamique de la structure (raideurs)