Les ciments

Claude PRECHEUR

ciment prompt (NF P15-314)
- Résistance aux eaux séléniteuses et eaux acides.
- Travaux de réparation/colmatage/travaux à la mer/
bétons projetés/travaux souterrains.
Ciment alumineux fondu (NF P15-315)
- Par temps froid jusqu’à -10 °C.
- Pour les bétons réfractaires jusqu’à 1300 °C.
Obtention dans un délai très court des résistances mécaniques élevées.
Sols résistants aux chocs, au trafic élevé (réparation de piste d’aéroport, de route...)
Ciment à maçonner (NF P15-307)
mortiers pour travaux généraux de bâtiment
Les ciments pour :
- Travaux à la mer PM (NF P15-317).
- Travaux en eaux à haute teneur en sulfates ES (NF P15-319).
- Le béton précontraint CP (NF P15-318).

  • CEM I
    béton armé en général coulé sur place ou préfabriqué.
    Béton précontraint.
    coffrage rapide, mise en service rapide (de préférence classe R).
    Bétonnage jusqu’à une température extérieure entre 5 et 10 °C.
    Béton étuvé ou auto-étuvé.
  • CEM II / A ou B
    Ces ciments sont les plus couramment utilisés.
    - CEM II/A ou B classe R : travaux nécessitant une résistance initiale élevée (décoffrage rapide par exemple).
    Béton en élévation, armé ou non, d’ouvrages courants.
    fondations ou travaux souterrains en milieux non agressifs.
    - En milieux agressifs, des CEM II de qualité PM-ES peuvent être utilisés.
    dallages, sols industriels.
    Maçonneries.
    Stabilisation des sols.
  • CEM III / A,B ou C
    CEM V / A ou B
  • Travaux souterrains en milieux agressifs (terrains gypseux, eaux d’égouts, eaux industrielles…).
  • Ouvrages en milieux sulfatés : les ciments utilisés sont tous ES, ciments pour travaux en eaux à haute teneur en sulfates, conformes à la norme NF P 15-319.
    Maçonneries et chapes : les CEM III/A et CEM V/A peuvent être utilisés.
  • Travaux à la mer : les ciments utilisés sont tous PM, ciments pour travaux à la mer, conformes à la norme NF P 15-317.
  • Bétons de masse.
  • Travaux en béton armé ou non, hydrauliques et souterrains (fondations).
  • Travaux nécessitant une faible chaleur d’hydratation.
  • Stabilisation des sols.

A cela il faut ajouter :

  • de l’oxyde de fer (forme minérale, ils donnent aux sols leurs couleurs jaune brun ou grisâtre.)
  • de l’alumine : (oxyde d’aluminium, de formule chimique Al2O3, est un composé chimique qui existe à l’état naturel dans la bauxite,
  • de la silice : (Minéral dur se trouvant dans de nombreuse roche. elle représente 27% de la croûte terrestre)

    Les additions minérales dans le béton}

    Lors de l’introduction du liant pour la fabrication du béton, il est aussi possible d’ajouter d’autres additions minérales :
    - fillers calcaires : couleur plus claire, apport d’éléments fins, Norme NF-P 18-508.
    - fumées de silices : résistances chimiques, meilleures performances mécaniques, Norme NF-P 18-502.
    - cendres volantes : Norme CE NF EN 450
    - laitiers de haut fourneaux : Norme NF-P 18-506
    - Leur utilisation apporte plusieurs avantages :
    - compacité, durabilité,
    - impact sur l’ouvrabilité,
    - effet pouzzolanique,
    - augmentation du % de pâte : bétons de parement, BAP*, etc.

*BAP : Bétons autoplaçants

Les cendres volantes

On peut ajouter au béton également des cendres volantes. Ces ajouts permettent de réduire le coût en ciment. A raison de 40 à 100 kg par m3 de béton, les cendres volantes permettent de réduire la quantité d’eau nécessaire à la fabrication d’un béton.
Les avantages :
- Ouvrabilité améliorée
- Ségrégation réduite
- Réduction du ressuage et diminue le retrait au séchage
- Perméabilité réduite
- Augmentation de la résistance des béton
- Au ciment on peut ajouter des fumées de silices. Ces fumées améliorent la cohésion
- des bétons frais. Au bout d’un mois la résistance à la flexion et à la compression des bétons obtenus s’en trouvera augmenté

L’air

L’air se divise en 2 catégories :

  • L’air occlus introduit naturellement lors du malaxage du béton (bulles aléatoires en forme et en taille, de 1 à 3 % en volume en général).
  • L’air entraîné ajouté volontairement en utilisant des adjuvants entraîneurs d’air.
    L’air entraîné peut être contrôlé en quantité (4 à 8 %) et en qualité (50 à 100 µm pour la taille des bulles avec un espacement entre elles inférieur à 400 µm, soit L(barre) = 200 µm) grâce à un adjuvant entraîneur d’air utilisé pour améliorer la résistance des bétons au gel/dégel et aux sels de déverglaçage.
    L’air occlus peut être réduit grâce à l’ajout d’additifs spécifiques.
    L’air peut se mesurer grâce à différents appareils spécifiques :
    - Aéromètre,
    - Air Void Analyser,
    - etc.