Les escaliers

Claude PRECHEUR

Généralités

Pour qu’un escalier se monte et se descende facilement, le giron idéal est de 28 cm, la bonne hauteur est de 16,5 cm. Mais ces cotes ne peuvent pas toujours être respectées, cela dépend de 2 facteurs principaux : la hauteur à monter, la longueur disponible. Quand cette dernière est insuffisante, des escaliers droits avec palier intermédiaire,ou des escaliers avec marches balancées sont réalisés.
Relation de blondel
Avec 2 fois la hauteur "h" des contremarches augmentées du giron "g" on a
2h+g >60 et <65 correspondants à la longueur d’un pas d’homme moyen

Les termes (dénomination)

La marche la masse de béton formant le découplement supérieur de l’escalier et qui permet
de franchir les différents niveaux.
La contre marche : la partie verticale de la marche. ( dans un escalier rapide, cette partie peut
être inclinée pour faciliter le dégagement du pied).
La paillasse l’épaisseur de béton comprise entre l’angle rentrant de la marche et la sous face
de l’escalier
Le limon l’ossature qui supporte les charges de l’escalier et les transmet aux points d’appui.
(assise de départ).
La cage l’emplacement où se développe l’escalier, en hauteur, largeur, longueur.
Les paliers des planchers placés de distance en distance pour limiter le parcours d’un escalier ;
on distingue deux sortes de paliers :
- palier principaux : correspondant aux différents étages.
- palier de repos : se situe entre deux étages
La volée la partie comprise entre deux paliers.
Emmanchement la longueur de la marche comprise entre le mur et le limon où entre deux
limons.
Hauteur la différence de niveau de deux marches consécutives.
La ligne de foulée : une ligne imaginaire qui se trouve à une distance constante du jour de
l’escalier et qu’il est nécessaire de tracer pour effectuer l’épure des escaliers balancés.
Elle correspond à la trajectoire suivie par une personne se déplaçant dans l’escalier
en se maintenant à une distance normale de la rampe soit 0,50 m.
Le giron largeur de la marche mesurée sur la ligne de foulée, cette largeur est identique pour
toutes les marches.
Le collet la plus faible largeur d’une marche dans l’escalier balancé.
Le jour le vide à l’intérieur de la cage entre les extrémités des marches, il peut être limité par
le limon.
L échappée la hauteur libre au dessus d’une marche, cette hauteur étant prise à l’arête de la
marche, l’échappée ne devrait jamais être inférieure a 2,00 m.

EXEMPLE : Montée d’un garage à l’habitation sur vide sanitaire (différence de niveau 1,00) longueur disponible 1,40 m.
Réalisation d’un escalier droit. Le garage est au sol brut à moins 6 cm du sol fini, l’entrée est à moins 5 cm.
Hauteur des marches 1,00 : 6 marches=16,66 cm
Longueur des girons 1,40 m : 5 girons = 28 cm
Vérifions 16,66 + 16,66 + 28 = 61,32 (entre 60 et 65)

Le traçage de ces marches ne doit pas se faire de n’importe quelle façon.
Quoi qu’il en soit, une fois calculées, la longueur du giron ( 26 à 30 cm ), et la hauteur ( 15,5 à 18 cm ) seront identiques pour toutes les marches. Une hauteur trop faible est dangereuse en descente, une hauteur trop forte est très fatigante est dangereuse en montée.
Le traçage se travaille en cotes cumulées. - Attention aux sols bruts. La 1 ère et la dernière marche n’auront pas la même hauteur brute que les autres si les épaisseurs des chapes sont différentes de celle des marches.
La première marche sera donc de 16,66 + 6 cm de réserve au sous sol soit 22,66
La dernière 16,66 – la réserve du RDC 5 cm 11,66. Les autres seront finies à 16,66
Vérifier que l’échappée soit d’au moins 2,00 m (hauteur libre au-dessus d’un nez de marche).

Traçage

Une fois tracé, le percement des agglos creux permet d’accrocher l’escalier aux parois.



coffrage de la paillasse

  • Étaiement : Régler sur les extrémités 2 chevrons 6 X 8 au trait de la paillasse moins l’épaisseur du contreplaqué à l’aide de chandelles et de coins pour faciliter le décoffrage. Ensuite régler celui de l’axe par rapport aux autres ;
  • Faire l’arrêt de la 1 ère marche ;
  • Placer le contreplaqué. En deux morceaux ou en laissant un joint de papier ou autre aux extrémités afin de décoffrer facilement. Huilage au décoffrant sur ce coffrage.



ferraillage de la paillasse

  • Replier les fers d’attente, s’ils ont été prévus, si non percer et sceller des barres (voir ferraillage) ;
  • Placer cinq barres HA de 10 dans le sens longitudinal ;
  • Croiser six barres HA de 8 en les faisant pénétrer dans les alvéoles des agglos, percés au préalable.


Coffrage des contre-marches

  • Choisir de la planche de 4 cm d’épaisseur, en couper 3 à 16,5 cm de haut, une à 22 de haut pour en bas et juste à forcer légèrement entre le muret et la joue en longueur.
  • Clouer les tablettes au dos des contremarches à chaque extrémité
  • Commencer en bas, placer la contremarche à 3 cm du trait bleu horizontal, régler et clouer les tablettes de chaque côté.
  • Faire de même pour les autres.
  • Placer les butons horizontaux. du haut de la contremarche inférieure au bas de la supérieure. Dans ce cas un buton dans l’axe suffit.
  • Placer les butons en biais pour tenir les hauts des contremarches.
    Consulter aussi le mode opératoire