La dégradation du béton

Claude PRECHEUR

Les pathologies chimiques

Attaque des chlores

Apparition de chlorures :

  • Constituants : granulats de mer non lavés, béton gâché à l’eau de mer, adjuvants contenant des chlorures...
  • Environnement : proximité de la mer, sels de déverglaçages...
    Seuil limite en chlorures totaux des constituants d’un béton : 0,65% du poids de ciment (norme NF P18-011)
    Dépassivation des armatures signifie la corrosion. Catalyseur de la corrosion des armatures en cas de carbonatation


Attaque sulfurique - Ettringite secondaire

Les sulfates sous forme gazeuse ou liquide proviennent :

  • des pollutions industrielles ou urbaines,
  • de la réaction de ces sulfates avec les aluminates présents dans le béton
  • de la production de restringente secondaire ou sel de Candlot.

Ci-contre un exemple de faîençage lié à une attaque sulfatique Eglise Sainte Thérèse de Metz

Gonflement du béton et fissurations, fissures organisées en un réseau de mailles (faîençage).


L’alcali-réactions

Réactions entre les granulats du béton et les alcalins de la pâte de ciment.

Trois conditions :

  • Granulat potentiellement réactif (silice).
  • Humidité relative > 80 %.
  • Concentration en alcalins dans le ciment dépasse un seuil critique.

Faîençage ou éclatement du béton. Désordres apparaissant après plusieurs dizaines d’années.


Le vieillissement du béton

  • Le cycles gel-dégel et gélivité

La gélivité d’un béton peut être due à une sensibilité au gel des granulats et/ou de la pâte de ciment. La gélivité des granulats dépends de leur taille, leur porosité et leur perméabilité.

La porosité de la pâte de ciment est une association de bulles et de capillaires. La longueur des capillaires (L barre) doit rester faible pour permettre la création de la glace dans les bulles.


Evolution de la carbonatation en fonction du dosage en ciment du béton
  • Fissurations internes et écaillages concernant essentiellement les structures horizontales.
  • Carbonatation

La carbonatation est la lente diffusion du dioxyde de carbone contenu dans l’air. Cette transformation s’accompagne d’une diminution du pH de 13 à 9. Elle engendre une porosité du béton et permet donc l’air d’être en contact avec les aciers avec risque de corrosion.

  • Épaufrures laissant apparaître des armatures oxydées.