Les planchers bas

Claude PRECHEUR

Objectifs

  • Corriger la sensation de paroi froide.
  • Réduire les déperditions thermiques par cette paroi.
  • Limiter les ponts thermiques entre le plancher et les parois verticales adjacentes.

Sur un espace non chauffé accessible, le vide sanitaire, espace inutilisé de faible hauteur situé entre le sol et le plancher bas d’une construction, a pour fonction d’assainir le bâtiment et de prévenir les risques de désordres dus à l’eau provenant du sol.


Il est ventilé :

  • Pour des raisons de sécurité ;
  • Pour des raisons de durabilité des planchers (bois,
    ossature bois ou métallique) ;
  • Pour éviter les problèmes liés à l’humidité du sol. L’inconvénient de cette ventilation est qu’elle peut constituer une source importante de déperdition et d’inconfort, voire de condensations sur le sol. Une isolation se révèle ainsi très profitable pour les planchers en contact avec les locaux non chauffés, cause de déperditions thermique, des caves, des sous-sols et des garages.


Sur l’extérieur ou un espace non chauffé accessible Pose en sous-face de dalle existante Constat : Des millions de logements construits au XXème siècle comportent une dalle de premier étage habité pas insuffisamment ou non isolée. Mais la solution d’isolation par le dessous n’est efficace que si les ponts thermiques en pourtour de dalle peuvent être limités au maximum. De fait, avec une isolation des murs par l’intérieur, la seule solution pertinente sera souvent d’isoler les sols par le dessus.



Variante

Attention à l’assurance vis-à-vis de l’existence ou non de documents d’évaluation émis par le CSTB, organisme d’agrément désigné par l’Etat.

  • Flocage de ouate de cellulose sous dalle ;
  • projection de mousse de polyuréthane sous dalle ;
  • insufflation de flocons ou granulats isolants dans des caissons fixés sous dalle.

Pose en sous chape avec ITI : 1er exemple

Pourtour de chape doit être traité avec soin pour éviter tout pont thermique et acoustique de liaison ; il faut assurer la continuité de l’isolation.

  • Hauteur nécessaire d’environ 13 à 15 cm.
  • Adaptation possible d’un plancher chauffant.



  • 1 mur existant
  • 2 enduit existant
  • 3 dalle existante
  • 4 film d’étanchéité
  • 5 isolant thermique sur la dalle
  • 6 isolant en périphérie de chape
  • 7 membrane d’étanchéité
  • 8 chape armée
  • 9 film d’étanchéité
  • 10 isolant
  • 11 pare-vapeur
  • 12 enduit de finition
  • 13 panneau composite
  • 14 mousse isolante
  • 15 finition de sol (carrelage, par exemple)
  • 16 plinthe
  • 17 joint d’étanchéité


Pose en sous chape sans ITI

Pourtour de chape doit être traité avec soin pour limiter/éviter tout pont thermique et acoustique de liaison ; il faut poser un minimum d’isolant en périphérie (R+1) entre chape et bas des murs.

  • Hauteur nécessaire d’environ 15 cm.
  • Adaptation possible d’un plancher chauffant.

Attention à respecter : DTU 26.2 « Chapes et dalles à base de liants hydrauliques » ; DTU 52.1 « Revêtements de sol scellés »

Ces 2 DTU sont associés à une norme commune la NF P61-203. Cette norme permet de caractériser les sous-couches isolantes et leur mise en oeuvre sous chape ou sous dalle flottantes et sous carrelages. Publiée en mars 2004, son application est obligatoire depuis le 1er janvier 2005.

Pose en sous chape Exemple de variantes possibles, projection de mousse polyuréthane

ISOLEGE 286 Produit sous AT du CSTB n°20/09-164
Remplacement de l’ensemble isolation + chape par une chape isolante à base de granulats légers et imputrescibles (perlite, vermiculite, liège, …) et d’un liant hydraulique. Hauteur nécessaire d’environ 30 cm. Attention au temps de séchage et aux remontées capillaires dans le cas d’une chape isolante en chaux-chanvre du fait d’un matériau putrescible en milieu confiné.

Intégration de planchers chauffants lors de la rénovation La norme NF EN 1264-4 impose des valeurs minimales de résistance thermique d’isolants en fonction des conditions thermiques sous la structure du plancher chauffant ( à eau chaude) apportées soit par :

  • la résistance thermique d’un seul isolant de désolidarisation,
  • la somme des résistances thermiques de tous les isolants de la paroi


Pose d’un isolant sous vide ou d’aérogels d’épaisseur 5 cm environ puis par-dessus des plaques minérales rainurées pour mise en oeuvre d’un plancher chauffant avec un mortier de remplissage pour assurer la conduction Finition carrelage ou parquet bois en contact direct avec le mortier de remplissage Hauteur nécessaire d’environ 10 cm.

. Pièce chauffée en dessous Pièce non chauffée en dessous ou par intermittence, ou directement le sol Température de l’air en dessous
Température extérieure théorique Td≥0°C Température extérieure théorique 0°C ≥Td ≥ -5°C Température extérieure théorique -5°C ≥ Td ≥ -
Résistance thermique R (m².K/W°) 0,75 1,25 1,25 1,50 2,00

Ces valeurs sont des résistances thermiques minimums qu’il convient de mettre en adéquation avec les valeurs gardes-fous des réglementations thermiques en vigueur. Pour le plancher rayonnant électrique le Cahier des Prescriptions Techniques communes GS n°14 ; Installations de génie climatique et installations sanitaires ; Cahiers du CSTB 3606 Septembre 2007 précise :
« il convient de disposer, sous l’ouvrage de recouvrement des éléments chauffants, un isolant thermique de résistance thermique au moins égale à : 2,50 m²K/W si le plancher porteur est en contact avec l’extérieur et ne comporte pas d’isolation particulière (plancher béton, entrevous en béton ou terre cuite, …) ; 2,20 m²K/W si le plancher porteur est en contact avec un vide sanitaire, un local non chauffé ou un terre-plein, et ne comporte pas d’isolation particulière 1,00 m²K/W si le plancher porteur est en contact avec l’extérieur et comporte une isolation spécifique (plancher entrevous polystyrène, isolation rapportée en sous face, …) telle que la résistance thermique totale du plancher soit au moins égale à 2,50 m²K/W ; 1,00 m²K/W si le plancher porteur est en contact avec un vide sanitaire, un local non chauffé ou un terre-plein, et comporte une isolation spécifique telle que la résistance thermique totale du plancher soit au moins égale à 2,20 m²K/W et 1,00 m²K/W si le plancher porteur est en contact avec un local chauffé. »
« Sur espace non chauffé inaccessible Plancher léger DTU 51.11 « Parquets et revêtements de sol Contrecollés à parement bois - Pose flottante des parquets et revêtements de sol contrecollés à parement bois. »
Panneaux isolants incompressibles - Hauteur nécessaire d’environ 15 cm « Planchers en bois ou en panneaux dérivés du bois » qui précise que les sous-couches doivent être classées de niveau minimal SC1 selon la NF P61-203.