Les planchers hauts

Claude PRECHEUR

L’isolation doit être continue sur toute la surface du plancher haut. Attention aux souches de cheminées, trappes d’accès, jonctions entre la toiture et les murs porteurs et de refends surtout en parties basses ou peu accessibles. Attention au positionnement du pare vapeur et aux deux couches croisées. Dans les maisons anciennes, les combles étaient fortement ventilés et les bois de charpente, jamais confinés. Les pannes et chevrons devront être pris en considération en cas d’isolation en sous face de couverture.

Les terrasses doivent être isolées impérativement par l’extérieur

En empêchant la diffusion de chaleur en sous face de dalle, l’isolant soumettrait la toiture-terrasse à des contraintes thermiques et des chocs pouvant entraîner des ruptures d’étanchéité et des fissurations inquiétantes. Subissant de très fortes contraintes de dilatations et rétractations l’isolant thermique et le procédé d’étanchéité devront être en mesure de s’adapter à ces variations dimensionnelles.

Combles perdus

  • Isolation en rouleaux ou panneaux ; dans le cas de pose sur parquet, il conviendrait de poser l’isolant sur litonnage (interrompu de temps à autre pour favoriser la circulation d’air) afin de ne pas confiner le bois en atmosphère humide et à température moyenne susceptible de favoriser des développements fongiques.
  • Isolation projetée en vrac.


Cas des planchers non circulables

Isolation en rouleaux ou panneaux entre solives. Il est conseillé de recouvrir entièrement le solivage pour éviter les ponts thermiques. L’isolation peut également se faire en deux couches croisées.


Cas des planchers non circulables

Isolation en rouleaux ou panneaux sur planchers bois. L’isolant doit être posé jusqu’à la panne sablière et remonté sur celle-ci. L’isolant peut être posé en une ou deux couches. Dans ce cas la pose est à joint décalé ou croisé.

La seconde couche (posée sur la précédente) est sans-pare vapeur ou s’il y a un pare-vapeur, il est perforé. Le stockage d’objets sur l’isolant n’est pas possible. Il est interdit de circuler sur l’isolant.


Cas des planchers non circulables

Isolation en rouleaux ou panneaux sur planchers bois. L’isolant doit être posé jusqu’à la panne sablière et remonté sur celle-ci. L’isolant peut être posé en une ou deux couches. Dans ce cas la pose est à joint décalé ou croisé. La seconde couche (posée sur la précédente) et sans-pare vapeur ou s’il y a un pare-vapeur, il est perforé.

Combles perdus

Planchers légers et pose entre fermettes : l’isolant est découpé pour obtenir la dimension de l’entraxe plus 1 ou 2 cm et est glissé entre les fermettes. L’épaisseur de l’isolant est égale ou supérieure à la hauteur des fermettes. Pose en deux couches entre et sous fermettes La couche inférieure est continue et posée sur les ossatures du plénum du plafond. Le plénum est rempli sans comprimer l’isolant. Il ne doit pas subsister de vide d’air entre les deux couches d’isolant.

Comble perdu en rénovation

Dans tous les cas prêter une attention particulière aux réseaux divers pouvant
circuler dans les combles, électricité, ventilation, etc. Ils doivent être constitués de telles sorte que l’isolation ne soit pas affectée par leur mise en oeuvre.

Cas des planchers circulables

Isolation par panneaux de laines minérales ou par isolants en vrac, en remplissage partiel ou total selon les épaisseurs disponibles et le R additionnel souhaité.


Planchers hauts et combles habitables
Ne pas confiner les bois de charpente : soit les inclure le plus possible dans le volume chauffé, soit les en exclure totalement, en tenant compte des différents types de charpentes rencontrés. En cas d’exclusion totale de tout ou partie de la charpente, il sera impossible de vérifier la conservation des bois d’oeuvre et de s’assurer de leur état par la suite. Il conviendra d’effectuer ces vérifications minutieuses avant les travaux d’isolation (Remplacement des bois dégradés, traitement préventif et curatif).

Attention à la ventilation des pièces créées et aménagées car ce poste est souvent négligé.
Prévoir une ventilation entre l’isolant et le matériau de couverture. Isolation des faux combles, des cloisons de redressement.

Avant d’isoler : Le fait d’isoler rend les éléments constituant la toiture vulnérables par rapport au gel. On s’assurera que ces éléments lui résistent. Isoler signifie aussi rendre la toiture inaccessible par l’intérieur ; il faut donc traiter les matériaux tel que le bois par exemple contre les insectes et les champignons.

Choix du système d’isolation

En fonction de l’état de la charpente, de la couverture et de l’espace intérieur, on choisira entre les différentes techniques :

  • Isolation de rénovation par l’intérieur (isolation entre ou sous les chevrons)
  • Isolation par l’extérieur par des éléments autoportant ou "sarking"
  • Reconstruction complète de la toiture.
  • implantation et fixation des suspentes tous les 0.60 maxi.
  • Pose de la première couche d’isolant entre les chevrons.


  • Pose de la seconde couche d’isolant embroché sur les suspentes (la seconde couche est croisée avec la première).
  • Pose des rosaces ; mise en place des fourrures horizontales ; pose de la membrane d’étanchéité à l’air ; pose de la plaque de plâtre.

Traitement des pieds-droits

En fermette : même technique d’isolation que la partie rampante et veiller à l’isolation du faux comble horizontal en arrière du pied-droit. En charpente traditionnelle, le pied-droit résulte de la création d’une paroi support de l’isolation. L’isolation sera réalisée en fonction du type de la paroi support. Veiller à l’isolation
du faux comble horizontal en arrière du pied droit avec les mêmes techniques d’isolation que pour le comble perdu.

Principes généraux DTU de la série 40
— Les sous faces de toiture doivent être ventilées.
— En aucun cas, l’isolant ne peut être en contact de la sous face des liteaux à fortiori de la couverture.

Pourquoi un écran de sous-toiture ?

  • Pare-pluie en cas de fuite intempestive de la couverture.
  • Pare-neige en cas de tempête de neige poudreuse qui passe au travers des éléments de couverture.
    Empêcher la pénétration de l’eau qui se serait infiltrée accidentellement entre les éléments de couverture, lors de conditions climatiques particulières (pluie torrentielle, chute de neige poudreuse, vent fort, dégel,...) En cas d’envol ou de rupture d’une tuile ou ardoise. Il a aussi pour rôle d’évacuer l’eau qui se serait condensée sur la face inférieure de la couverture suite au sur refroidissement, puisque de l’air froid circule sous la couverture par la lame d’air ventilée. Il protège ainsi l’isolation.

Les différents types d’écrans :
— Étanches à la vapeur d’eau.
— Les écrans souples (polyane..)
— Les écrans plus épais (bituminés..)
Ces écrans sont toujours ventilés au-dessus et au-dessous perméables à la vapeur d’eau.

Les écrans souples HPV

Ces écrans sont toujours ventilés au-dessus et peuvent être en contact avec l’isolant dans le cadre d’un avis technique. En cas d’écran souple de sous-toiture, l’Avis Technique de celui-ci précise si une lame d’air en sous face est nécessaire. Si tel est le cas, elle doit être continue de l’égout au faîtage. La pose de l’isolant doit être telle, qu’elle respecte l’épaisseur de cette lame d’air, en prenant en compte le foisonnement éventuel de l’isolant en laine minérale.

Si tel est le cas, elle doit être continue de l’égout au faîtage. La pose de l’isolant doit être telle, qu’elle respecte l’épaisseur de cette lame d’air, en prenant en compte le foisonnement éventuel de l’isolant en laine minérale. En cas d’écran rigide (bituminé), le maintien d’une lame d’air ventilée de 2 cm minimum entre la sous face de l’écran et la surface de l’isolant est indispensable. Cette lame d’air est continue de l’égout au faîtage.


Pose d’un écran de sous-toiture systématique ?

Non, dans certains modèles d’isolation, tels que l’isolation par panneaux isolants rigides au-dessus des chevrons ou fermettes (toiture "Sarking") ou par panneaux autoportants au-dessus des pannes, ces fonctions sont remplies par les panneaux isolants eux-mêmes.
L’étanchéité à la pluie et à la neige d’une couverture en ardoises naturelles est plus grande que celle d’une couverture en tuiles. Dans ce cas, une sous-toiture n’est donc pas aussi indispensable, mais elle est vivement recommandée. Généralement une lame d’air ventilée doit être aménagée entre le dessus de l’isolant et la sous face des liteaux : distance 2 cm. Dans le cas d’une couverture nécessitant un support (bardeaux bitumés, zinc…) la lame d’air entre le dessus de l’isolant et de la sous face du support doit être au minimum de 4 cm pour les rampants jusqu’à 12 m et de 6 cm au-delà.
Les écrans de sous-toiture sont caractérisés par un référentiel d’homologation auquel est attaché le classement de performance appelé : E.S.T
E caractérise la résistance au passage de l’eau avec deux classes E1 et E2. La classe E1 est la plus résistante au passage de l’eau.
S caractérise la perméance à la vapeur d’eau avec 3 classes Sd1 Sd2 Sd3 : La classe Sd1, dite « Hautement Perméable à la Vapeur d’eau (HPV) » est la plus perméable à la vapeur d’eau, la classe Sd3 étant la moins perméable à la vapeur d’eau.
T caractérise la résistance mécanique de l’écran de sous-toiture avec 3 classes : TR1, TR2 et TR3 : (TR3 > TR2 > TR1)

Combles habitables – ITE
Isolation par panneaux autoportants placés sur les pannes parallèlement à la pente de toiture. Les joints parallèles au faîtage sont à éviter, car leur étanchéité à la pluie est difficile à réaliser. On choisit donc des panneaux suffisamment longs pour couvrir toute la longueur de la toiture. La plupart des éléments autoportants sont conçus pour prévenir tout pont thermique à la jonction de deux éléments ainsi que pour empêcher tout mouvement différentiel dans le versant.





Le raccord mur/plancher avec une solution de traitement correcte de l’isolation en retour de la panne sablière. Les conduits, les lanterneaux. La trappe d’accès doit être isolée Compléter l’isolation au faîtage.